Trek dans le désert sud marocain

 

Cette page est une contribution de Sandrine (rédaction commune Sandrine & Hervé).

Les photos sont gracieusement mises à la disposition de http://avecnospieds.fr par Sandrine et Bénédicte, que je remercie.

Hervé

Présentation

Cet article présente l’album photo mon trek de « Les confins du Sud Marocain », organisé par Terre d’Aventure, avec quelques commentaires de notre vie de nomade.

J’ai effectué ce premier trek durant le mois de Février 2013, accompagnée de mon amie Bénédicte.

Ce trek a été une très grande aventure, offrant un dépaysement total mais avec un confort lié au dromadaire assurant le portage des bagages et du campement.

Si la distance totale d’une trentaine de kilomètre ne semble pas énorme, la progression dans le sable et sous le soleil rendent l’effort complément différent.

De plus, comme le montre ce récit, plus qu’un trek cette semaine aura été un séjour gastronomique hors du commun !

Carte officielle du parcours du Trek

1er jour, dimanche : Direction Ouarzazate, le sud-Maroc

la terre vu de l'avion

la terre vu de l’avion : déjà de belle promesse

Nous sommes arrivée à l’aéroport de Ouarzazate, samedi après-midi. C’est un petit aéroport où le transfert entre l’avion et les bâtiments se fait directement à pieds, sur le tarmac.

notre avion sur le tarmak de Ouarzazate

notre avion sur le tarmac de l’aéroport de Ouarzazate

notre avion sur le tarmak de Ouarzazate

L’aéroport de Ouarzazate

Avant le départ le lendemain pour le désert, nous profitons de cette fin de journée pour découvrir un peu la ville.  C’est donc le moment idéal pour acheter les affaires manquantes, dont un chech, accessoire indispensable dans le désert.

Nous passons cette première nuit (ou dernière, c’est selon…) dans un hôtel confortable.

notre hôtel à Ouarzazate

Notre hôtel à Ouarzazate

2ème jour, lundi : Direction le désert et la palmeraie de M’Hamid

Départ en minibus, pour 4 heures de route dans la vallée magnifique vallée de la Drâa.

Vallée de la Drâa

Vallée de la Drâa

La route passe d’une double voie à une simple voie, avec des croisements toujours impressionnants  pour savoir qui gagnera le duel. Sur la fin, la route se transforme en piste.

Nous traversons ensuite  la palmeraie de M’Hamid pour retrouver ensuite l’équipe chamelière pour le départ du trek.

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Palmeraie de M’Hamid

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Palmeraie de M’Hamid

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La palmeraie de M’Hamid

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système d’irrigation dans la palmeraie de M’Hamid

Après la traversée d’une palmeraie,  nous traversons un village typique berbère (un ksar).

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Rue dans le ksar de M’Hamid

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Puits dans le ksar de M’Hamid

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Ksar de M’Hamid

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Système d’irrigation de la palmeraie

Enfin nous arrivons dans la palmeraie où nous allons faire la connaissance des chameliers.

sortie de la palmeraie de M'hamid

sortie de la palmeraie de M’hamid

Nous découvrons les premières sensations et la difficulté de marcher dans du sable, jusqu’au campement.

Première sensation de marche dans le désert

Première sensation de marche dans le désert

On nous distribue alors notre matériel : tente, matelas et drap housse. Tout cela sera porté par les dromadaires, charge à nous du montage et démontage de notre propre tente (pour deux).

Heureusement, tout au long du séjour le guide sera toujours présent pour nous filer un éventuel coup de main.

Un sanitaire est monté par l’équipe : total confort !!!!

Le "bloc sanitaire" du campement

Le « bloc sanitaire » du campement

De leur coté, les dromadaires (à une bosse pour ceux qui auraient oubliés 😉 ) sont immobilisés d’une manière originale, en leur bloquant une patte. Cela ne les empêches pas d’avancer à quatre pattes pliées, en rampant.

Les dromadaires, avec leur patte attachée

Les dromadaires, avec leur patte attachée

Premier repas du soir lors du quel on découvre les talents du cuisinier, Ali, hors pair qui nous accompagne sur le parcours.

A chaque repas un plat différent, ce soir là une tajine aux pruneaux.

Notre premier "repas du désert"

Notre premier « repas du désert »

3ème jour, mardi : direction l’erg d’Aït Oumir

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Un dromadaire heureux !

On démarre la journée avec la banane, après une première nuit sous tente, très fraîche, au coeur désert.

Lever 7 heure : pliage de tente et petit déjeuner. . On utilise nos matelas en guise de siège.

La table du petit déjeuner

La table du petit déjeuner

De leur coté, les chameliers s’occupent du chargement de la caravane avant le départ.

Chargement de la caravane

Chargement de la caravane

Celle-ci prendra un chemin raccourci direction le point de rencontre du midi, nous laissant le plaisir de marcher dans le sable profond.

Départ de la caravane de portage

Départ de la caravane de portage

Plante du désert, prisée par les dromadaires

Plante du désert, prisée par les dromadaires

Le temps est couvert, mais la température agréable pour marcher.

Nous découvrons la profondeur désert, du sable à perte de vue avec une chaîne montagne au loin ( les falaises de la hamada du Drâa).

Ce sera l’une des plus longue journée de marche.

Enfin, le désert

Enfin, le désert

Nous gravissons un même un sommet ensablé digne des Alpes

Drôle de dune !

Drôle de dune !

Chacun marche à son rythme, pas trop lentement quand même afin d’être au rendez vous avec l’équipe chamelière pour le repas du midi.

Le parcours de cette journée n’était pas le plus dur au niveau du dénivelé mais le plus long.

le groupe

le groupe

A midi, nous sommes accueillis avec le thé à menthe (toujours prêt pour notre arrivée). Puis nous profitons d’un repas étonnant vu l’endroit où nous nous trouvons.

Il faut noter que la nourriture nous suit tout au long du parcours, sans ravitaillement complémentaire. Sa fraîcheur est surprenante.

Repas de midi

Repas de midi

Le premier midi nous avions du vent, la tente « cantine » a donc été montée pour nous protéger. Et après le repas d’Ali le cuisinier, sieste obligatoire avant de repartir.

Sieste sous la cantine

Sieste sous la cantine

La protection du chech est obligatoire pour le vent !

Sandrine du désert

Sandrine du désert

Les chameaux à une bosse sont rechargés avec notre cuisine équipé mobile.

Chargement des dromadaires

Chargement des dromadaires

Nous repartons pour l’erg.

Paysage du désert

Paysage du désert

A la fin de la première journée de marche nous en avons plein les pattes et du sable partout.

Nous rejoignons le campement où les tentes communes sont déjà montées.

Il ne nous reste plus qu’à trouver le meilleur endroit disponible pour planter la tente : nous n’avons que l’embarras du choix. Il faut cependant se protéger du vent, toujours présent.

Notre campement

Notre campement

Notre jolie maison est enfin montée.

La première nuit nous étions groupés. La seconde l’isolement due au nuisance sonore de certains a nécessité un certain réaménagement de la distance entre les tentes, dans bonne humeur bien sûr !

Notre maison du désert

Notre maison du désert

 

Après une douche au lingette,et avant le repas, nous avons profité d’un magnifique coucher de soleil.

Coucher de soleil

Coucher de soleil

Coucher de soleil

Coucher de soleil

Les quelques nuages ne gâchent rien au spectacle.

Coucher de soleil

Coucher de soleil

Pour le repas, l’un des chameliers se transforme en boulanger du désert pour nous préparer du pain dans four typique.

A cet endroit le four était déjà fabriqué, creusé à même le sable sous la croûte de sable. Le petit bois est ramassé au alentour, juste en quantité nécessaire. Un bon exemple d’une utilisation raisonnée et du respect de l’environnement. En effet ce bois est rare et doit rester disponible pour tout le monde.

Notre Boulanger du désert

Notre Boulanger du désert

A gauche une dizaine la réserve de miches a déjà été préparée pour le repas du soir et celui de lendemain midi. Avec son bout de bois il tourne et soulève le pain pour bien dorer la croûte.

Un magnifique moment de partage inoubliable sous étoile : magique !

Nouveau repas 5 étoiles vu le lieu (un autre soir nous aurons même des verrines avec des oranges et pommes à la cannelles, et tout ça frais bien sur !).

Repas du soir (tajine,vermicelle et légumes frits)

Repas du soir (tajine,vermicelle et légumes frits)

4ème jour, mercredi : direction les hautes dunes de l’erg Zaher

Jeux d'ombres

Jeux d’ombres

Après une bonne nuit réparatrice (pas de problème pour dormir), découverte d’un petit déjeuné avec crêpes et pain grillé.

C’est un trek spécial français, quand on voit la place que prenne les repas !

Petit dej' toujours copieux !

Petit dej’ toujours copieux !

Aujourd’hui le soleil est magnifique. Nous repartons dans parcours 100% dunes : plus de végétation ni cailloux.

Ombres sur les dunes

Ombres sur les dunes

Le groupe sur la crêtre d'une dune

Le groupe sur la crêtre d’une dune

Dunes à perte de vue

Dunes à perte de vue

Au milieu des dunes, qui se déplacent assez peu au dire du guide, on aperçoit des « croûtes de sable », friable quand on marche dessus

paysage de dunes

paysage de dunes

 

Du sable... des dunes... du sable !

Du sable… des dunes… du sable !

Lors de nos marches, nous apercevons des traces d’animaux dans le désert mais sans jamais les voir : serpents, fennec ou scorpions (voir ci-dessous).

Il fallait faire attention à ces derniers car ils recherchent le frais et peuvent venir sous tente (d’où l’enterrement des tentes lors de l’installation) : rassurez-vous, personne n’est mort lors cette semaine et aucun scorpion n’à été signalé !

Empruntes de scorpion

Empruntes de scorpion

grande croûte de sable

grande croûte de sable

La marche est faite d’une traite. L’arrivée se fait donc plus tard.

les dunes

les dunes

Après cette marche dans les dunes, comme toujours l’arrivée, thé et goûter réconfortant :  ici des beignets que l’on fourrait de confiture de patates douces :

des beignets pour le goûter

des beignets pour le goûter

Les paysages sont magnifiques, limite sensuel (commentaire d’hervé)

Les paysages sensuels

Les paysages sensuels

Larme de sable

Larme de sable

Le campement installée, nous repartons ensuite direction la dune la plus élevée pour le coucher de soleil.

Le campement au milieu des dunes

Le campement au milieu des dunes

Étrangement nous retrouvons d’autres groupes de randonneurs pour admirer le coucher de soleil.

Dunes et ombres

Dunes et ombres

Couché de soleil

Couché de soleil

Coucher de soleil

Coucher de soleil

Coucher de soleil sur les dunes

Coucher de soleil sur les dunes

Nous retournons ensuite au campement qui parait tous près, mais demandera une heure de marche.

Cuisine du désert

Cuisine du désert

5ème jour, jeudi : l’erg Smar

Dromadaire chargé

Dromadaire chargé

Le soleil du désert nous permet de recharger vite l’iPhone (pour les photos). Part-contre le chargeur solaire ne fonctionne pas sur le smartphone samsung…

La tente à énergie solaire

La tente à énergie solaire

Dunes

Dunes

Sur le parcours nous croisons un dromadaire un peu mort.

Squelette de dromadaire

Squelette de dromadaire

Puis une chamelle bien vivante (les dromadaires femelles sont nommées chamelles) avec ses petits.

Une chamelle et ses petits

Une chamelle et ses petits

Ils sont en liberté mais pas sauvages. Il est interdit de les approcher à cause des petits car elles peuvent devenir agressives.

Une chamelle et ses petits

Une chamelle et ses petits

Nous croisons la route de Tombouctou.

Route de Tombouctou

Route de Tombouctou

Sur le bords de la piste naturelle,  le lit du Drâa, le sol ressemble à du chocolat à perte de vue.

sol en chocolat, sur les bords de la piste

sol en chocolat, sur les bords de la piste

Plus loin, nous arrivons à un puits. Il y a quelques mules.

Le puits sera l’occasion de se laver plus sérieusement y compris les cheveux.

Un puits

Un puits

Un tamaris géant nous accueille pour le repas du midi.

Tamaris Géant

Tamaris Géant

Au camp du soir, nous voyons un arbre étrange, à veuille grasse : un pommier de Sodome. Sa sève est toxique et ressemble à une espèce de latex.

Pommier de Sodome

Pommier de Sodome

6ème jour, vendredi : vers oued El Attach

Montagne au fond du désert

Montagne au fond du désert

Nous rencontrons beaucoup de tamaris géant, un gros arbre adapté au condition adaptée difficile. Nous nous en servons pour nous mettre à l’ombre lors des pauses.

Tamaris géant

Tamaris géant

Les tamaris nous servent également à nous protéger du vent qui a fait son retour pour le dernier jour.

Campement sous un tamaris

Campement sous un tamaris

Après cette belle dernière journée de randonnée dans le désert nous nous préparons à passer notre dernière nuit en bivouac sous une lune luisante.

Pleine lune dans le désert

Pleine lune dans le désert

 

7ème jour, samedi :  retour à Ouarzazate

Après une courte marche, nous rejoignons des 4×4 qui vont nous ramener à la civilisation. Le retour sur piste fait penser au Paris-Dakar : secousses et musique à fond.

les 4x4 du retour

les 4×4 du retour

8ème jour : Visite de Ouarzazate

Avant le retour à Paris, escapade au marché traditionnel de Ouarzazate, à la sortie de la villle. C’est l’occasion des d’acheter des olives et poteries de tajines, des citrons confis…

Pour les épices, il est préférable de les acheter au souk municipal ou bien dans les boutiques d’herboristerie.

Marché traditionnel de Ouarzazate

Marché traditionnel de Ouarzazate

Nous voyons d’étonnants camions remplis de pailles dont des critères de sécurités plus légers que par chez nous.

Transport de paille

Transport de paille

Nous visitons ensuite la casbah de la vieille ville (maison du pashah) inscrite au patrimoine Unesco de l’humanité.

Pour la visite, il faut négocier avec les guides (qui font visiter cashbah et vieille ville). Ils sont indispensables, pas cher et toujours souriant pour découvrir les secrets des lieux.

La casbah

La casbah

détail de mosaïque

détail de mosaïque

La vieille ville

La vieille ville

Des grands tapis, accrochés à un mur, indiquent une boutique d’artisans dans la vieille ville.

La vieille ville

La vieille ville

Notre guide, notre maître des lieux, nous fait découvrir la vieille ville, où nous n’aurions probablement pas osé nous rendre seules.

Rue de la vieille ville

Rue de la vieille ville

Sur le marché nous avons trouvée la Barbie marocaine : Bardie. A priori le thème est « Bardie mange des loukoums « !

Poupée Bardie marocaine

Poupée Bardie marocaine

Nous reprenons l’avion en ayant la chance de survoler une derrière les massifs nord africain avant de reprendre notre vie d’avant, avec plein de souvenirs et de soleil dans la tête.

Massif Nord Africain

Massif Nord Africain

Un peu de vocabulaire

  • Erg : désert de sable
  • Reg : désert de roche
  • Ksars : village fortifié d’architecture Berbère

conseils pratiques

  • Les guêtres recommandées par Ter d’av, se sont pas avérée pas indispensable (parole de dromadaire).
  • Pour ceux qui souhaiterait ce détendre après le trek, pensez à prendre un maillot de bain pour aller au hamam de Ouarzazate

Liens :